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Alors que les dépenses de santé en France sont parmi les plus élevées des pays de l’OCDE (12% du PIB), le paradoxe veut que la France affiche, dans le même temps, une espérance de vie sans incapacité à 65 ans inférieure à celle des pays du Nord de l’Europe et de la Grande Bretagne, ainsi qu’une mortalité précoce évitable par prévention primaire bien au dessus de la moyenne européenne. Ces chiffres révèlent les limites d’un système de santé orienté quasi exclusivement vers une prise en charge curative et soulignent ainsi les enjeux que représente la prévention. Même si la France tend à mettre en place des mesures pour réorienter les efforts en direction de la prévention (loi de santé 2004, loi de santé 2015, Stratégie Nationale de Santé,  etc.), ces dispositions législatives et réglementaires ne suffisent pas à orienter les comportements attendus dans le cadre une politique de prévention efficace.

C’est dans ce contexte que la Chaire Prevent’horizon répond à la nécessité partagée par tous les partenaires financiers et académiques d’évaluer dans quelles mesures la prévention en santé pourrait se concrétiser par des mécanismes efficaces qui donneraient une réalité à la notion de marché de la prévention. L’enjeu consiste à induire les comportements propices à la réduction des risques plutôt que de recourir au système assurantiel de la couverture, et ainsi aller vers une solution gagnant-gagnant : l’assuré exposé à de moindre risques, l’assureur couvrant de plus faibles risques et la puissance publique devant moins souvent jouer le rôle de l’assureur de dernier ressort.